Maintenant sur youtube et dailymotion.

mercredi 2 septembre 2015

En goguette #8 : Gattaz et le travail.

Bonjour à tous!
Je n'ai pas eu le loisir de terminer ma chronique hebdomadaire à cause d'un manque de batterie sur mon téléphone, et blablabla excuses minables et autres conneries...
Bref, je vous laisse pas en plan et vous propose une dernière goguette qui n'avait pas encore été diffusée sur ce blog à propos de notre cher Gattaz sur l'air du Jazz et la java de Claude Nougaro.


 
REFRAIN :
Quand Gattaz est, Quand Gattaz est là
Le travail s’en, le travail s’en va
Il y a des dollars à s’faire grâce à la hausse du
Gaz pour que Gattaz ne travaille pas
Chaque année un peu plus, y a la crise qui s’installe
Alors la mains sur l’coeur, les patrons s’font la malle
Leurs grosses fesses bataillent contre les petits revenus
et refusent que la lois soit dicté par la rue

REFRAIN

Quand les coupes béantes au nom d’l’économie
Vendent du rêve libéral à toute la patrie
Droite et gauche disent Bravo et les opportunistes
Comme Gattaz nous engeule, nous traitant de fumiste

REFRAIN

Parisot et Gattaz, c’est du pareil au même
L’un bouffe à la bastille et l’autre chie sur Harlem
Parisot et Gattaz dans le fond c’est tout commence
Tout les deux répondent amen lorsque Valls dit Go rom

REFRAIN

Gattaz et ses copains ça va pas pouvoir l’faire
De leur autocratie j’aimerais bien m’extraire
Je donne à Gattaz mon pied au cul pour ses impôts
Et le travail de ma main ne lui fera pas de cadeau (bis)

À bon goguettier , salut!

lundi 31 août 2015

Le travail est un sport collectif - Conférence Gesticulée - Christophe Abramovski

Bonjour à tous!
Afin de recommencer une année de réalisation/montage avec les copains Pas Plus Haut Que Le Bord, il me semblait essentiel de terminer ce que j'avais entamé l'année précédente. Et quel meilleur thème aborder en ce retour de congés estivaux que celui du travail. Christophe Abramovsky, que vous reconnaîtrez peut-être comme étant le chef/animateur de l'émission sus-cité, m'a permis de filmer sa conférence gesticulée sur l'importance de la collectivisation dans le monde du travail.

Cette conférence à été tournée au Bijou en Mars 2015 et devrait vous éclaircir les idées sur ce qu'est la souffrance au travail et comment le patronat réussi le tour de force de transformer cela en une maladie. Je vous invite donc à voir cette conférence, à la partager et à laisser quantité de commentaires pour discuter cette question car, comme le dit le titre, nous sommes tous concernés collectivement par cette question.

À bon travailleur, salut!

dimanche 30 août 2015

En Goguette #7 : Je vire les Roms. Festival de goguettes de Anères.

Bonjour à tous!
La semaine de boulot est enfin terminée et il me restait un fond de tiroir de  la semaine dernière à Anères donc voici que voilà. Celle-ci se chante sur l'air de "Je vends des robes" de Nino Ferrer et raconte le plan de Manuel Valls pour conquérir l'Élysée depuis sa forteresse de Matignon.


Je vire les Roms,
Les Lybiens et les Kurdes, parents, enfants,
De toutes les religions,
Avec ou sans raisons, 
Je les fous en prison
D'la pire espèce ou en charter pour l'Afrique.

Du soir à l'aube,
à Calais, Vintimille je fais la loi
Pour plaire à l'opinion,
Contre l'immigration,
De ceux qui porte des noms
D'la pire espèce et justifier ma politique

Si j'aurais pu, j'aurais aimé, déjà faire campagne, déjà faire campagne
Si j'aurais pu, j'aurais aimé, déjà faire campagne pour l'Élysée

Avec des fanions à foison, des tensions, foutre les jetons
À nos voisins, aux crétins, aux martiens inopportuns
À l'usure, je carbure, j'assure ma candidature
Grâce au poulets, aux mémés effrayés MAIS

Hollande veut'l'job,
Même si dans le parti la base gronde
Les gauchos n'sont pas prêts,
À laisser y aller
Et tous ces encartés
D'la pire espèce s'opposent à mon ordre étatique

Du coup j'dérobe
Les idées de Sarko des grands patrons
Mais en faisant attention
À c'que mes ambitions
N'éveillent pas les soupsons
D'la pire espèce au Président d'la République

Si j'aurais pu, j'aurais aimé, déjà faire campagne, déjà faire campagne
Si j'aurais pu, j'aurais aimé, déjà faire campagne pour l'Élysée

En récoltant des dons de Macron, des Bourbons, des franc-maçons
Des pépettes par brouette, je raquette pour ma conquête
Je torpille les bisbilles, embastille les jonquilles
J'fais l'malin à Pékin avec Sapin ce vieux gredin
Je déterre les affaires financières d'mes adversaires
J'escarmouche de cartouches les paluches des duduches
Pas facile d'être crédible quand t'es élu par des débiles
Et j'enrage des sondages des ménages des déballages
Avec des fanions à foison, des tensions, foutre les jetons
À nos voisins, aux crétins, aux martiens inopportuns
À l'usure, je carbure, j'assure ma candidature
Grâce au poulets, aux mémés, aux pépés effrayés...
 
À bon goguettier, salut !

lundi 24 août 2015

En goguette #6 : Se passer d'état. Festival de goguette d'Anères


Bonjour à tous.
Quelle fin de semaine mes chers camarades, quelle fin de semaine aneresienne, quel gentilé extraordinaire!
Personnellement je m'y suis régalé la plume et l'estomac tant la nourriture et les goguettes étaient bonnes respectivement dans nos plats et sur scène. Y avait même, fait rare, des anars!

Sur l'air de Pas assez de toi de La Mano Negra.


J'ai comme envie de détourner le gaz
Comme envie d'faire sauter Matignon
Comme envie d'écarter comme ça
Cette idée de la France qui ne me suffit pas
Je peux très bien me passer d'état

J'ai comme envie d'faire une coupure
Comme la fin des legislature
Comme envie d'écarter comme ça
Cette idée de la France qui ne me convient pas
Je peux très bien me passer d'état

J'ai comme envie d'un P.33
Pour pouvoir perforer François
Comme envie d'briser une bonne fois
Comme envie d'écarter comme ça
Cette idée de la France que n'supporte pas
Je peux très bien me passer d'état

J'ai comme envie de Bakounine
Comme on en lisait autrefois
J'ai comme envie de Koprotkine
Et qu'ça s'passe partout à la fois
Je peux très bien me passer d'état

A bon goguettier, salut!

samedi 22 août 2015

En goguette #5 : la Troïka. Festival de goguettes de Anères

Bonjour à tous.
En direct, presque pas différé de Anères je vous présente, dans la rubrique "goguette écrite en une après-midi en plein cagnard avec un peu trop de bière dedans le monsieur qui l'a écrite" rubrique far des goguettes aneresiennes, qu'il est gentil ce gentilé, sur l'air de la Carioca, qui était déjà une goguette puisque parodique (mon pieux inception de goguette...), la Troïka!


Si tu veux rembourser la Troïka
Il faudra convaincre Angela
Junker, Draghi et Lagarde
Qui vont t’apprendre à mettre au pas

Tous les gauchos de Siriza
Qui n’font qu’endetter leur état
Ils feront moins les fiers-à-bras
Quand ils ne feront plus que ça

YOUPI rembourser la Troïka
Pour bien que tout l’monde file droit
YOUPI Avec la Troïka
Tant pis s’il faut dire à nos finances au revoir

Maintenant qu’tu rembourses la Troïka
Si tu galères ne t’en fais pas
Un plan d’aide tu négocieras
Ou au pire tu démissionneras

Dés l’ouverture des marchés
La Troïka fait s’effondrer
La confiance que l’on t’portera
La prochaine fois qu’tu lui empruntera

YOUPI emprunte à la Troïka
Pour lui rembourser s’qu’tu dois
OH OUI YOUPI rembourse à la Troïka
Et tant pis s’il faut dire à tes finances
Au revoir.

À bon gogettier, salut!

mercredi 19 août 2015

Des Goguettes en vidéo, et bientôt à Anères!

Salut à tous!
Chronique spéciale goguette aujourd'hui, non pas que j'en ai écrite une mais que je m'apprête à  le faire au Festival International de la Goguette de Anères ce Vendredi 21 Août avec tout les copains de Ta mère la goguette.
Pour fêter ça, et comme je viens de rattraper mon retard de vidéaste amateur, j'ai commencé à diffuser depuis le début de la semaine les dernières goguettes de la saison que nous avions filmé avec le frangin au café Chez ta mère comme d'habitude.
Pour le festival, je vous invite à vous rendre sur le facebook du café du village et à poser vos questions mais a priori pas besoin de réserver sauf peu-être si vous voulez manger sur place.
Enfin sachez que l'atelier d'écriture débute dans l'après midi et que pour ma part je viendrais avec ma guitare, mon dictionnaire de rimes et ma mauvaise foi habituelle.
Au plaisir de vous y voir,
A bon goguettier, salut!

lundi 17 août 2015

Montrer pate blanche à la Retirada.

Bonjours à tous.
Critiquons, moquons-nous, des riches, des puissants, des cons et mal-baisants, mais n'oublions jamais que la haine aveugle n'est pas sourde.
Il est des moments où la plume chatouille tellement le poil qui s'érige dans la paume de ma main que je crains que mes mauvais caractères ASCII dévalent en roue libre sur la pente de ma colère noire sans que je puisse en refréner la course. Ce que je m’apprête à décrire ne sera donc, pour certains, qu'un cri d'indignation bien vain compte-tenu des circonstances actuelles. Les mêmes me reprocheront, à n'en pas douter, de chercher la petite bête et, de ce fait, m'adjoindrons que je ne m'étonne pas si d'aventure j'en prenais une grosse en pleine face.
Si je prends tant de précautions avant de narrer ma pathétique mésaventure, ce n'est que pour mieux inviter les fâcheux de tous poils et toutes obédiences politiques, qui tremblent dans leur caleçon sitôt qu'un maghrébin leur demande l'heure, ou qui se réjouissent des check-points installés sur les bords de Garonne ou de Seine en prétextant une insécurité grandissante, en les invitant, donc, à passer leur chemin et, s'ils persistent à vouloir parcourir ces quelques lignes pour s'autoriser à se fendre de commentaires autoritaires ou Orweliens à propos de sang impur qui devrait abreuver tel ou tel sillon, qu'ils s'en dispensent, ou mieux, qu'ils continuent de le faire sur le facebook de Libé, du Monde ou de Rue89 où ils ont vraisemblablement leurs habitudes.
C'est bon? Nous voilà entre personnes raisonnables autant qu'ils soient permis de l'espérer? Bien!
Laisser moi donc vous raconter celle du quai de la Retirada, aussi appelé de l'Exil Républicain Espagnol, et des espaces publics privatisés pour le plus grand plaisir d'organisateurs d'événementiels et de quelques citadins voulant goûter aux joies de s'allonger dans l'herbe verte sur des transats. Ceux qui me lisent, m'écoutent et me voient régulièrement, outre le fait qu'ils devraient se faire soigner rapidement, connaissent déjà mon aversion particulière pour Toulouse Plage.
Et ben laisser moi vous dire qu'avec le coup qu'un zélé salarié d'une entreprise supposée assurer la sécurité des lieux publiques en ces périodes estivales m'a fait subir il y a peu, mon avis sur la question n'est pas prêt de s'édulcorer.
Après avoir acquit l'autorisation de jouir des espaces plus si verts que ça avec quelques amis musiciens il y a 2 ans à peine, par le biais de l'association Bordamus, j'ai pris l'habitude de me rendre, guitare sur les épaules et partitions dans le sac, parce que Baden Powel ne s'apprend pas aussi facilement que la Grosse bite à Dudule, à un endroit bien connu des habitués de la ville rose intitulé la prairie des filtres. Sans alcool la fête estplus folle et j'avoue perdre le goût des bières chaudes en plein cagnard parce que la vieillesse est un naufrage et que j'ai bien assez noyé mes problèmes dans la liqueur à rire quand d'autres l'ont à pleurer.
Bref, sans problème ni en allant ni en venant, je propose généralement au préposé général de bien vouloir tâter mon sac plutôt que de l'ouvrir car je ne vide ce dernier que lorsque la déprime ou la police m'y oblige. Ainsi, je me dirigai le cœur léger et la tête encore pleine des bossas nouvelles et sambas tristes de l'après midi et me dit : "Tiens, je passerais bien par le quai de la Retirada pour profiter de la fraîcheur du soir en bord de Garonne afin de prolonger l'un des rares moment de quiétude que m'offre une vie tumultueuse de saltimbanque/cadre d'entreprise".
C'était sans compter sur la rudesse de mon adversaire qui, en me voyant arriver, débonnaire et mal sapé, m'interpella de son "Ouvrez votre sac s'il vous plaît" fort peu en adéquation avec mon état d'esprit.
Pris d'une furieuse envie de l'ignorer et de passer mon chemin malgré tout, je me ravise en préférant lui expliquer que je ne comptais nullement m'attarder sur le quai mais simplement longer ce dernier, et que, s'il le souhaitait, il pouvait procéder à la palpation du dit sac, comme ses collègues plus tôt dans l'après midi avait bien voulu s'en accommoder eu égard à ma pudeur.
Le mercenaire de la tranquillité des riverains, plutôt que de s'exécuter et de me laisser parcourir les trois cent cinquante mètres qui nous séparaient du check-point suivant, me lança un glacial : "Si vous n'ouvrez pas votre sac je ne vous laisse pas passer" avant de s'enquérir d'un autre passant qui s'exécuta sans rechigner à son injonction de voyeur assermenté.
Je tenta alors de parlementer avec l'agent en essayant, d'une part, de lui décrire le contenu du sac tout en lui proposant une nouvelle fois de le manipuler à sa guise sans lui permettre d'y fourrer les mains et, d'autre part, en lui rappelant qu'il s'agissait d'un espace public et à moins qu'il ne me montra un badge de policier, je refuserais de lui ouvrir ma bourse.
S'en suivi une conversation houleuse durant laquelle il me menaça de faire appel à la police si j'osais franchir la ligne imaginaire qui me séparait de l'intérieur de l'enceinte sécurisée, ce qu'il ne fit pas, malgré mon insistance à faire constater mon droit de circulation et ma volonté de coopération dans la limite de ma vie privée.
C'est alors que deux tristes corbeaux, par l'odeur du scandal alléchés, me firent un fromage et tentèrent de se saisir de mon précieux, après m'avoir invectiver à propos de Charlie Hebdo et de la sacro-sainte sécurité de tous, que mon bagage secret risquait de mettre dramatiquement en péril.
L'un d'eux, se prétendant du métier, s'approcha si près que je cru qu'il allait me proposer un tango, même si m'est avis que c'était d'une tout autre danse qu'il souhaitait m'entretenir. Je repoussa ses avances d'un ton ferme en essayant de faire preuve de la plus grande diplomatie pour terminer ma démonstration avec le détenteur privatif de la force public. Ce dernier coupa court et me menaça cette fois de faire usage de son spray lacrymal si je ne dégageai pas le lieu. J’éclatai d'un rire nerveux et m'offusquai de cet ultimatum à qui voulait l'entendre.
Deux jeunes techniciens de Toulouse Plage, présents durant toute la scène, installaient quelques panneaux. Je me dirigeais vers eux en espérant avoir de leur part, sinon un soutien, tout du moins le numéro d'un responsable pour parvenir à comprendre en quoi mon attitude m'interdisait de me balader dans un espace public.
Me signifiant qu'il n'avait pas une telle information en leur possession, je leur demandai leur prénom au cas où le pathétique spectacle en viendrait à dégénérer ce qu'ils me refusèrent en tournant les talons vers leurs pancartes.
Ne voulant pas risquer de me prendre une beigne pour avoir juste voulu profiter de l'air frais, je décida de faire de même et m'en fut, profondément choqué, en subissant dans mon dos les insultes et les invectives des trois sires d'empoigne qui me tenait lieu de cerbère.
Voilà pour cette chronique d'un quai où des révolutionnaires espagnols, il y a plus de 70 ans, ont trouvé refuge après s'être exilés du régime franquiste qui venait de s'instaurer dans leur pays.
Bien sûr, j'aurais pu céder, ne pas emmerder le pauvre gugus qui ne fait que son travail sans se poser de questions, être courtois et poli quand on m'a insulté et menacé. Bref, j'aurais pu me laisser aller comme la plupart d'entre nous, à faire simplement le constat de cette société qui s'encre dans l'autoritarisme abscons et la montée des fanatismes.
Et j'avoue que mon coup d'éclat était un rien désuet et certainement disproportionné par rapport à l'oppression que j'ai cru subir sur le moment.
Moi qui ne voulais qu'un peu d'air frais pour parachever un week-end de musique et de chants partisans, je n'ai obtenu que frustration et dégoût de ce petit chemin qui sent la noisette et résonne encore des luttes perdues face au fascisme et l'ordre des choses.
A bon électeur, salut!